Myriam ODDON

Originaire de Marseille, j'habite en Ardèche. Mariée et mère de 4 enfants, professeur des écoles, je m'installe en agriculture pour une vinaigrerie balsamique pédagogique ardéchoise avec la DJA en septembre 2018.

J’ai grandi en ville, et c’est à 17 ans que j’ai eu mon premier contact avec la vigne pour des vendange manuelle. J'ai ensuite fait des études de professeur des écoles et comme j'étais jeune, j'ai pris un temps comme bénévole pour découvrir l'humanitaire et travailler dans différents milieux.
J'ai travaillé entre-autres dans une ferme pédagogique pendant 6 mois. J'ai ensuite exercé mon métier de prof des écoles avec bonheur, puis nous avons trouvé une ferme entre nos deux régions d'origines.

En voyant la richesse de la terre de notre ferme et le potentiel possible, j’ai pris des congés parentaux pour élever nos enfants et nous avons démarré de l’élevage et du maraichage dans le but de satisfaire nos besoins personnels.

J’ai invité l’école de nos enfants à venir visiter la ferme et des associations voisines, assistantes maternelles et centre aérés ont commencé à venir de manière régulière.

En parallèle, je me suis spécialisée dans la transformation du raisin. (vin rouge, blanc, rosé, alcool, Carthagène, vinaigres en tout genre, raisiné et baume balsamique).
J’ai commencé à élaborer une recette fiable, que je peux contrôler et automatiser un peu. (Nous avons à présent un chaudron de 600 litres avec thermomètre, et bras mélangeur motorisé, un égrappoir et un pressoir, deux tracteurs pour porter déplacer et pour les travaux de la vigne. Nous avons des bâtiments et des cuves car c'est un domaine viticole.

Je suis cotisante solidaire depuis juin 2015 en installation individuelle
sur 8 hectares agricoles pondérés et j'achète une vigne pour m'installer.

Production principale vinaigre, mais aussi vergers, maraichage, volailles de chair en cabanes déplaçables (600 par an), truffes et chiens truffiers.

J'ai un investissement en temps que bénévole dans plusieurs associations ACVE, Mélody, amicale laïque, sauvegarde de St Julien en St Alban.

Mes premières ventes ont été bonnes, et notre vinaigre est vraiment apprécié des consommateurs. J’ai pu faire goûter ma baume à un œnologue professionnel qui l’a jugée très bonne (fuité, boisée et déjà parfum de noix alors que je suis à 2 ans de vieillissement).

Les analyses chimiques sont correctes aussi et j'ai acheté des outils plus fiable pour pouvoir mieux contrôler les valeurs critiques lors de mes transformations (les analyses en laboratoire sont couteuses) Tout mon volume disponible a été vendu alors que je n’ai fait qu’un seul marché sur l’année (600 litres et 50 poulets par mois).