Un Alambic pour la Muse du Verger
par Muse du Verger

Achat d'un alambic pour lancer une distillerie artisanale traditionnelle

Le projet

Je m'appelle Olivier. De formation scientifique (maîtrise de physique, DESS technico-commercial), j'ai occupé 8 ans un poste de cadre technico-commercial dans les telecoms. Après plusieurs voyages de par le monde, rencontres et réflexions, j'ai décidé de prendre ma vie en main pour me rapprocher de mes valeurs, de mon histoire : l'amour de ce qui pousse, la convivialité, les intentions sincères.

S'ensuivent quelques années de formations et boulots divers tels que gérant de camping, un an de création d'entreprise, prof de collège (de maths s'il vous plaît), "soigneur de béliers..." au cours desquelles j'ai posé mes valises dans un joli petit village dénommé Saint Beauzély, situé en plein milieu de la campagne aveyronnaise.

C'est là que je commence à réaliser mes premiers apéritifs, du classique vin de noix à d'autres plus audacieux à base de fleurs en passant par la verveine... je découvre et apprécie ce domaine où l'on transforme le fruit d'une cueillette en un moment convivial. Je récupère un petit jardin avec des fruitiers et tente ma première expérience de distillation auprès d'un bouilleur ambulant du coin. Révélation !

Je réfléchis plus sérieusement à m'engager dans ce domaine, au moment où nous apprenons ma compagne et moi que nous serons bientôt trois à la maison... Je fais alors une formation agricole d'un an (BPREA) avec spécialisation arboriculture, stages de transformation de plantes, fabrication de cidre, d'alcools et distillation. A l'issue de cette formation, j'ai une idée plus claire de mon projet... et je suis l'heureux papa d'une jolie petite Lison.

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Le projet est d'acheter et installer un alambic pour :

> me permettre d'élaborer des eaux de vie pour diversifier la gamme de produits

> lancer un atelier de distillation artisanale à destination des particuliers

> préserver le patrimoine végétal local

Il se trouve que Saint Beauzély est un village au patrimoine fruitier intéressant : des variétés locales de pommes y ont prospéré au début du XX° siècle. Plusieurs dizaines de tonnes de pommes étaient produites, entre autres la "Passerose de Saint Beauzély", ayant de bonnes qualités de conservation et gustatives : jus, cidre. Mais le temps passe sur les arbres comme sur les bonnes volontés, et les vergers ne sont plus entretenus : les arbres vieux et attaqués par le gui s'éteignent années après années, tout comme ceux qui ont connus la grande époque de la pomme de Saint Beauzély...

La mairie (dont je fais partie), avec une association du village (Les amis du musée) a relancé le pressage de pommes à l'ancienne avec pressoir manuel sur une place du village. On peut venir en octobre, à la fête de la pomme, avec ses fruits pour repartir avec le jus. La première édition a été un succès (plus de 2 tonnes de pommes pressées), les gens se remettent à planter des arbres et cela m’a conforté dans l’idée d'aller encore plus loin dans mon projet, en proposant de distiller les fruits.

Je dispose de deux pommiers passerose dans la fleur de l'âge, qui donnent entre 200 et 400kg de pommes par an. Pas ailleurs, j'ai passé un accord avec des particuliers propriétaires de vergers hébergeant les derniers : en contrepartie de l'entretien des arbres, j'obtiens une partie de la récolte. Je dispose donc d'environ une tonne de pommes à transformer. A me voir grimper dans les arbres bientôt centenaires pour enlever le gui, les branches mortes ou abîmées, les gens du village s'intéressent à ces arbres et envisagent d'en replanter pour les générations futures.