Surmonter la tempête
par
Pauline et David VERDIER

Collecte solidaire
Besoin de vous pour surmonter les conséquences d'une tornade sur notre ferme et pour la rendre plus résiliente face aux aléas climatiques.
Auvergne-Rhône-Alpes
15270 Beaulieu, France
23
Contributeurs
43 jours
restants
1 115 €
collectés
En soutenant ce projet, vous oeuvrez pour :
Présentation du projet
Une ferme engagée pour l'environnement


Maraichers bio dans le Cantal depuis 2019, nous avons transformé une ancienne pâture en jardins nourriciers qui alimentent sainement une soixantaine d'abonnés chaque année et un groupement de producteurs locaux couvrant le massif du Sancy.
Notre production est donc intégralement vendue en direct et en circuit court !
La ferme a été pensée depuis le départ pour être la plus résiliente possible face aux enjeux de biodiversité et de réchauffement climatique. Nous cultivons de grands jardins, sans aucun traitement, dans un environnement bocager remarquable. Nous avons planté des arbres, des haies, créé des marres et réserve d'eau. Nous nous sommes équipés en micro-irrigation et paillage pour être le plus économe possible en eau. Et nous avons bien sûr construit des serres pour protéger nos cultures...



La dernière serre venait tout juste d'être terminée en juin 2025 quand notre ferme a été touchée par un "Derecho" (phénomène tempétueux de la puissance d'une tornade EF2)...
Un évènement extraordinaire ayant entraîné de grosses pertes
5 min de rafales descendantes à 160km/h ont suffi à dévaster une bonne partie de ce que nous avions eu tant de mal à construire. Ce phénomène n'avait jamais été observé dans notre région et très rarement en France. Même en s'attendant au pire, on sous-estime la violence des phénomènes climatiques qui nous tombent dessus avec le réchauffement global. On voit ci-dessous la soudaineté et la force des vents qui ont littéralement soulevé l'eau en un petit tsunami sur le grand lac de Bort-les-Orgues où nous nous trouvons.


Nos 2 plus grandes serres ont été presque entièrement détruites. Elles sont pourtant indispensables pour protéger nos cultures, surtout en zone de montagne. Nous avons perdu la moitié de notre surface sous abris, toutes les cultures à forte valeur ajoutée qui étaient dessous, et l'opportunité de cultiver ces espaces (les plus productifs de l'exploitation) jusqu'à une possible reconstruction. De nombreuses cultures de plein champs ont également été détruites ou durement impactées .
Le manque à gagner est donc très important et notre trésorerie est durement impactée, de sorte qu'il nous est pour le moment impossible de construire de nouveaux abris pour protéger nos cultures et de poursuivre les projets de développement qui devaient renforcer la viabilité de notre exploitation.
Un régime d'indemnisation injustement défaillant
L'assurance "risque climatique", normalement accessible à toutes les cultures, y compris au maraichage diversifié comme la loi le prévoit depuis 2023, est censée prendre en charge les dégâts aux cultures dûs aux évènements climatiques (grêle, gels tardifs ou précoces, tempête etc...). Pourtant les assureurs la refusent systématiquement aux maraichers diversifiés, au prétexte qu'ils ne savent pas évaluer nos productions trop diverses, même lorsque nous leur fournissons toutes les données nécessaires pour faire cette évaluation. C'est une situation totalement injuste et problématique pour l'ensemble des producteurs qui refusent la monoculture. Chaque fois que nos légumes sont détruits par la grêle, nous devons assumer seuls les pertes de production, alors que les producteurs de vignes, de céréales et même de légumes pour la grande distribution, sont indemnisés par les assurances.
Pire, les subventions d'investissement agricole sont de plus en plus souvent conditionnées par le fait d'avoir une assurance "risque climatique"... qu'il nous est impossible d'obtenir!
Enfin, le maraîchage ne figure pas dans la liste des cultures indemnisables par l'Etat dans notre département en cas d'évènement majeur ou catastrophe naturelle (les prairies de fauche le sont!!!). C'est là encore une situation complètement injuste face aux autres productions alors que nous participons pleinement à l'approvisionnement local et à l'autonomie alimentaire de nos territoires.
De fait, nous nous retrouvons systématiquement seuls face aux conséquences des aléas extrêmes auxquels nous sommes de plus en plus confrontés. Nous devons assumer toutes les pertes de production, malgré notre engagement en faveur de l'alimentation locale, durable et saine. C'est insupportable et c'est la fois de trop!
Pourtant, nous ne voulons pas baisser les bras: nourrir notre communauté avec des produits locaux, sains et respectueux de l'environnement, est un enjeu fort pour l'avenir, surtout dans le contexte environnemental et géopolitique actuel !
Nous avons beaucoup investi ces dernières années, financièrement bien sûr, mais aussi en terme de temps et d'énergie. Après une brève période de découragement face à cette "cerise sur le gâteau" des dégâts subis depuis notre installation (grosses grêles, sécheresses records, pluies records, gels précoces et tardifs, tempêtes...), nous observons que notre envie de poursuivre cette aventure reste intacte. Cela nous semble tellement nécessaire dans le contexte actuel et c'est un métier qui nous passionne réellement... aussi parce qu'il nous faut sans cesse réfléchir à la meilleure manière de s'adapter.
Une dynamique collective de travail sur l'adaptation au réchauffement climatique
Depuis 2 ans, nous sommes engagés dans un collectif, coordonné par la Fédération Régionale d'Agriculture Biologique (FRAB), au sein duquel nous travaillons sur l'adaptation des fermes maraichères d'Auvergne pour faire face aux conséquences du réchauffement climatique. Il s'agit d'un projet pilote à l'échelle nationale.
Durement fragilisés par cet évènement extrême, mais forts de ces réflexions collectives et de l'expertise des techniciens de la FRAB, nous avons de nombreuses pistes pour améliorer la résilience de notre exploitation face aux aléas climatiques et pour la rendre encore plus productive.
On va donc se re-re-re-relever, mais cette fois, on a besoin de votre aide pour transformer cette épreuve en atout pour l'avenir!
À quoi va servir la collecte ?
Un projet de résilience qui nécessite votre aide
La cagnotte solidaire nous aidera surtout à surmonter financièrement les conséquences des destructions de la tornade, à savoir:
-
les pertes de récolte qui ont largement affecté le chiffre d'affaire de l'exploitation et nos revenus familiaux. Comme expliqué plus haut, ces pertes ne sont pas du tout prises en charge par l'assurance. Nous estimons le manque à gagner liées aux destructions de la tornade à 10 000€ minimum (pertes de nombreuses productions de la saison précédente et pertes liées au manque de surface couverte pour l'hiver/printemps/été suivant jusqu'à une possible reconstruction espérée en septembre 2026).
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les dégâts sur le bâti : l'expert a chiffré les dommages à 16 784€. Néanmoins, après des mois de négociations avec l'assurance, seuls 7 145 € seront indemnisés car ils appliquent un coefficient de vétusté et surtout, ils refusent de prendre en charge ne serait-ce qu'une partie de la seconde serre détruite car elle venait juste d'être montée et n'était pas encore inscrite sur le plan contractuel alors que notre assureur était au courant de sa construction. Ces 2 serres, nous les avions financées nous-même, sans aucune aide. La perte qui nous reste sur les bras est donc évaluée à 9 639€ pour le bâti.
Le total des pertes liées à cette évènement, déduction faite de la partie prise en charge par l'assurance, est donc évalué à 19 639 €.
Dans ce contexte, voici à quoi servira la cagnotte :
1) Toute participation à la cagnotte nous aidera à retrouver un peu de trésorerie sur la ferme qui n'en a plus du tout aujourd'hui à cause de cet évènement extrême et inattendu. Tous les projets de développement de l'exploitation sont stoppés et nous n'avons plus la capacité d'investissement nécessaire pour protéger nos cultures.
2) Si nous atteignons 7 000€, nous arriverons à boucler le budget d'un projet de construction de plusieurs abris destinés à atteindre 20% de cultures protégées sur l'ensemble de la ferme. C'est un minimum estimé pour la viabilité de notre exploitation dans notre contexte climatique. Ces nouveaux abris seront conçus pour mieux résister aux évènements violents que l'on rencontre de plus en plus souvent aujourd'hui (grosse grêle, vents tempétueux, grosses amplitudes thermiques, pluies diluviennes, sécheresses prolongées...).
Il s'agirait de multi-chapelles basses et renforcées, plus abritées et mieux orientées, solidement ancrées, équipées de filets d'ombrage anti-grêles et de chéneaux pour récupérer l'eau de pluie. Ces équipements sont indispensables à la poursuite de notre activité dans les conditions que nous connaissons aujourd'hui. Nous les avons conçus et chiffrés avec l'appui technique de la FRAB et d'un bureau d'étude de construction de serre, de manière à ce qu'ils soit bien adaptés à notre situation et éligibles aux financements européens (FEADER). Les 7000€ correspondent au reste à charge en auto-financement après la subvention FEADER.
3) Si nous atteignons 12 000€, nous pouvons créer le petit atelier "poules pondeuses" qui était prévu dans notre plan d'entreprise. Il est destiné à apporter un complément de revenu régulier et surtout à entretenir/fertiliser le verger et les jardins maraîchers grâce à de petits poulaillers mobiles. Le pâturage des poules prévient en effet l'apparition de maladies sur les végétaux et leurs fientes sont un excellent engrais naturel ! La ferme gagnerait en autonomie (moins d'intrants pour la fertilisation puisque les poules font le job naturellement), sans parler des bons oeufs bio que nous pourrions fournir à nos clients. Il est en effet prouvé que les oeufs de pâturage sont de 2 à 7 fois plus riches en vitamines A, B9, D, E, omégas 3 et béta-carotène que les oeufs classiques.
4) Si nous atteignons 20 000€ , nous récupérons toutes les billes perdues dans la tempête et pouvons envisager la création d'un petit atelier de transformation à la ferme (les possibilités en transformation végétales sont infinies : jus de fruits, sirops, sorbets, tartinades, pickles, soupes, etc...à nous/vous les bon petits plats !!!)
AU-DELA: C'est le graal et on ne répond plus de rien ! on pourrait créer de nouvelles mares pour la biodiveristé, continuer à planter des arbres et des haies, protéger notre verger et les jardins de plein-champs avec des filets anti-grêle et d'ombrages qui permettent aussi de réduire la consommation d'eau de 40% etc... on a toujours plein d'idées pour améliorer la ferme !!!!


DANS TOUS LES CAS, UN IMMENSE MERCI POUR VOTRE PARTICIPATION, QUELLE QU'ELLE SOIT. L'océan entier est formé de gouttes d'eau.
P.S :
Si vous préférez contribuer par chèque, voici notre adresse postale:
Pauline et David VERDIER
20 rue des Gabariers
15270 BEAULIEU
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